Connectivisme et les « vieilles » théories d’apprentissage

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Je viens de visionner, en différé, la première séance du CLOM (MOOC) REL2014 Pour une éducation libre. Je suis particulièrement interpelée par les principes du connectivisme, même si l’objectif de la première séance portait essentiellement sur une appropriation des outils technologiques d’apprentissage.

Dans ce billet, j’essaie de voir en quoi les principes du connectivisme ressemblent aux théories d’apprentissage déjà existantes. Je tente ainsi de comprendre où réside l’originalité et les particularités du connectivisme. Je me permets de reproduire ici les trois premiers principes tels qu’énoncés par Wikipédia :

• L’apprentissage et la connaissance résident dans la diversité des opinions.
– Cette diversité des opinions est une des prémisses de l’apprentissage selon Vygotsky. Selon ce psychologue russe, l’apprentissage est essentiellement social et le langage y joue un rôle fondamental. Les pairs plus avancés ou les adultes guident les apprenants dans leur zone de développement proximal.
– La verbalisation (orale ou écrite) est un facteur qui favorise le stockage des nouvelles connaissances dans la mémoire à long terme selon le modèle du traitement de l’information d’Atkinson et Shiffrin.

• L’apprentissage est un processus reliant des nœuds spécialisés ou des sources d’information.
– Toujours selon le cognitivisme, les connaissances sont reliées en réseaux, en hiérarchie, en processus de distribution parallèle, etc. dans le cerveau. Les sources d’informations se sont diversifiées avec le web et les apprenants d’aujourd’hui doivent développer aussi des réseaux de sources d’informations.

• L’apprentissage peut résider dans des appareils (non humain).
– Le biologiste suisse Piaget a largement documenté comment les enfants utilisent leur environnement pour apprendre. Les ordinateurs et les réseaux sociaux font maintenant partie de cet environnement.

Plus tard cette semaine, je poursuivrai avec les autres principes du connectivisme. En attendant, j’ai hâte de lire les premières réactions à ces parallèles que j’ai tenté de créer.

Référence principale: Ormrod, J.E. (2012). Human learning (6e éd.). Upper Saddle River, NJ : Prentice-Hall

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5 réflexions sur “Connectivisme et les « vieilles » théories d’apprentissage

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  2. Bonjour Sylvie,

    Une des critiques qui est faite au connectivisme dit que ce n’est pas une nouvelle théorie de l’apprentissage puisqu’en effet, on retrouve des éléments de différentes théories déjà présentées.

    Le connectivisme reprend des éléments aux unes et aux autres, peut-être les plus pertinents, et les associent en intégrant les dernières évolutions de la société pour proposer une théorie adaptée à la situation d’aujourd’hui. Finalement, on est bien dans le sujet des 4R 😉 Réutiliser, Retravailler, Recombiner, Redistribuer.

    Je vais suivre vos billets suivants avec intérêt pour voir quels autres liens vous proposez.

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    • Merci, Anne-Céline, de votre commentaire.

      Je vais aussi vivre cette approche grâce au cours REL2014 et je pourrai en parler non seulement de façon théorique, mais aussi avec un angle pratique.

      Je poursuivrai bientôt ma réflexion avec les autres principes.

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